L’après 4L Trophy : retour sur cette fabuleuse aventure

Publié le 20 juil. 2018

Retour d'expérience avec Hugo, membre de l'équipe soutenue par Arkéa Banking Services pour le 4L Trophy 2018.

 

Comment s’est déroulée la course ?

 

"La course s’est bien passée, sauf pour le départ qui fut très chaotique. Nous sommes partis de Bretagne pour nous rendre sur la ligne de départ à Biarritz. Une fois sur place il a fallu passer les contrôles techniques, c’est là que nous avons rencontré des problèmes. Le châssis n’était pas en assez bon état.  Nous nous sommes donc retrouvés à devoir ressouder une pièce du châssis juste avant le départ.  A cause de toutes ces péripéties nous avons dû partir en différé et avons malheureusement loupé le départ avec toutes les autres 4L. "

"Mais après avoir embarqué à Algésiras et durant toute la route au Maroc tout s’est très bien déroulé. Notre 4L  n’a jamais rencontré de panne ou été embourbée dans le sable. Nous avons même pu aider d’autres équipages en difficulté. Il nous est arrivé une petite mésaventure. Une nuit sur le plateau montagneux de l’Atlas, nous avons dû dormir en tente à 1800 m d’altitude par un froid glacial. Vincent et moi-même devons bien avouer que nous n’imaginions pas avoir à passer une nuit aussi fraiche."

 

Quelle ambiance y avait-il ?

 

"L’ambiance durant l’aventure est juste incroyable. Il y a beaucoup d’entraide entre participants, si il vous arrive une mésaventure, il y aura toujours des personnes pour vous aider. Le soir, l’atmosphère est très chaleureuse. C’est le meilleur moment de la journée lorsque les 1400 voitures sont toutes garées ensemble au milieu du désert.  Les participants se réunissent alors  pour partager tous ensemble un repas typiquement marocain. Par contre, il faut réussir à retrouver sa voiture parmi toutes les autres. Cela peut s’avérer compliqué dans le noir avec 1400 véhicules du même modèle !"

 

D’après toi, qu’est ce qui fait la force et la particularité de cette course ?

 

"La particularité de cette course, c’est le nombre impressionnant de participants avec plus de 1400 équipes et 250 personnes chargées de l’assistance et de la sécurité pour l’édition 2018. Le moment où nous nous sommes vraiment rendus compte du nombre de 4L, c’est quand celles-ci s’élancent toutes ensemble dans le désert. L’atmosphère aussi fait la force de cette course."

 

Quel souvenir t’a le plus marqué durant cette course ?

 

"Le souvenir qui nous a le plus marqué, c’est de conduire pendant 2 jours dans le désert en totale autonomie. Nous n’avions pas d’assistance, c’était vraiment grisant comme challenge. Le soir, nous nous sommes réunis avec d’autres voitures autour d’un feu au milieu du désert. C’était un moment magique avec un ciel magnifique, couvert d’étoiles."

 

 

Qu’est-ce que cette aventure t’a apportée ?

 

"Cette aventure m’a permis de réaliser des choses dont je ne pensais pas être capable. Tout d’abord, l’aspect mécanique, il a fallu apprendre les bases. Avant cette aventure je n’avais aucune notion dans ce domaine. Mais Le plus compliqué a été d’apprendre à gérer les finances et d’apprendre à démarcher les sponsors.

L’aspect humanitaire de l’aventure nous a également beaucoup marqué. Et notamment, lors de la remise des affaires scolaire aux enfants, soutenu par l’association « Enfants du Désert »."

 

De quoi avez-vous eu le plus peur ?

 

"Avant la course, ce qui nous a fait le plus peur, c’est principalement l’aspect financier. Réunir l’argent nécessaire au voyage n’a pas été simple. Durant la course le plus inquiétant, c’est la voiture. Il fallait absolument qu’elle tienne le choc de la route et du désert."

 

"Malgré cela, je serais prêt pour une nouvelle édition et à repartir dès maintenant."